A-t-on négligemment élu un parfait tyran?
Un premier ministre ne tenant plus compte des gens
Sans leur assentiment, improvisation à l’avenant
Lance aveuglement le slogan d’aller de l’avant
Vers des hydrocarbures menaçants, puants et polluants
Aux étrangers livrant notre sol bêtement
Sans mesure de temps, inconsidérément
A court terme agissant, ne visant que l’argent
Les fallacieux profits les rendant luisants
Avec des chiffres redondants nous leurrant
Aventure, à l’expertise des étrangers, bénéficiant
Aux intérêts privés s’abandonnant purement et simplement
Pour le peuple des miettes seulement et ce pour longtemps
La population la trompant tant pis si ça va à son détriment
Avec un air méprisant devant tout sérieux opposant
À laisser à des brigands cravatés lointains nos placements
Et à « garrocher » des milliards si imprudemment, si follement
C’en est révoltant de voir comment
De notre pure richesse nous détournant, absolument sottement
De notre glorieuse électricité nous éloignant particulièrement
À la sous-utilisation la réduisant, la limitant
Aux étrangers, pour une chanson, la vendant en oubliant
Toutes nos villes, des bus électriques, réclamant
Nos routes, des autos montées au courant, exigeant
Notre expertise en électricité appelant toujours perfectionnement, rayonnement
Ressource hydro, notre propre lot vraiment, notre propre milieu favorisant
De mieux l’exploiter ici pour l’ici d’abord royalement s’imposant
Nos intérêts à protéger évidemment, notre patrimoine à défendre résolument…
Non! Non! Bénissons notre authentique tyran
À l’avantage d’exploiteurs d’ailleurs, un peu d’ici hélas, nous sacrifiant
Devant un lobbying de faux-monnayeurs avilissants nous aplatissant
Avec cette girouette tournant à tout vent d’argent sonnant tendancieusement
Allons de l’avant vers notre anéantissement!
Raymond Pilote, 22 septembre 2010
