Un rapport, commandé par le ministère de l’environnement à l’Institut National de Santé Publique, a été publié en janvier 2011. Ce rapport fait état des problèmes de santé publique constatés en Pensylvanie et ailleurs, là où de très nombreux puits de gaz ont été forés et exploités : augmentation des allergies, des cancers, des maladies respiratoires et de peau liée à la pollution de l’air, de l’eau et des sols. Le cocktail chimique déversé dans le sous-sol se retrouve dans les bassins de décantation à ciel ouvert (émanations) et dans le sous-sol (infiltration). Le méthane et le radon, jusqu’à présent enfermés dans le sol, multiplient les gaz à effet de serre et contribuent au smog qui n’est plus limité à la grande ville. De la radioactivité élevée a été décelée près des puits de gaz (source : New York Times, 26 février 2011) : comment se porteront les voisins de ces puits ? Ces éléments chimiques souvent cancérigènes vont contribuer à alourdir le bilan de santé des citoyens et, conséquemment, la facture des services de santé du Québec.
La santé mentale des gens risque aussi d’être affectée par le bruit incessant, la lumière omniprésente, la dégradation des paysages, la menace à leur intégrité physique et la perte de jouissance de la vie chez les citoyens habitant les zones envahies par les puits de gaz. L’insécurité matérielle résultant de la baisse de la valeur des habitations et du refus des compagnies d’assurance de couvrir les dégâts causés par l’industrie ne fera que provoquer des malaises profonds chez plusieurs personnes.
