Leçon naturelle pour les foreurs de gaz de schiste : La mouette fracture la palourde en la lançant du haut des airs sur le schiste au sol… C’est plus écologique et moins chimique.
Un des points névralgiques de cette filière énergétique réside dans la fracturation du schiste qui exige beaucoup d’eau, mais aussi beaucoup de produits chimiques.
Mais, savez-vous ce que ça prend pour fracturer la roche de schiste et extraire le gaz?
À l’aide d’un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, on fractionne la roche afin de relier entre elles les petites poches de gaz pour en permettre la sortie.
On utilise: un fluide composé de :
- 90% d’eau,
- 9,4 % de sable (pour maintenir les fractures ouvertes)
- 0,6 % de 200 produits chimiques et de métaux lourds. Par exemple, s’ils sont mélangés à 12 millions de litres d’eau, cela donne 72,000 litres de chaque mélange de produits chimiques (acide chlorhydrique, isopropanol sans couleur et inflammable, cadmium, arsenic, etc.)
Au moins 50% de ce mélange d’eau et de produits chimiques restera dans la terre et risque de migrer au fil des années vers les nappes phréatiques et les puits de surface.
(Québec science, nov. 2010, p.21)
Selon Alfred Jaouich, professeur en sciences de l’environnement à l’UQAM, « plusieurs de ces substances sont potentiellement cancérigènes. Elles ont beau être diluées dans l’eau, quand on injecte des millions de litres de liquide dans le sol, on se retrouve avec des tonnes de produits chimiques !» Claude Viau, professeur à l’Université de Montréal affirme dans 10 millions de litres d’eau mélangés à de la polyacrylamide donne 4,8 tonnes pour ce seul produit.
(Québec science nov. 2010, p 22)
(Les années lumières 19 septembre-2010)
