Quand vous aurez «tirer le portrait» de votre coin de pays-pas-à-vendre, revenez ici pour donner votre opinion sur toute cette histoire qui s’écrit malgré vous…
- Mathieu Tessier de Belœil écrit à son député monsieur Pierre Curzi.
Je vous écris aujourd’hui pour vous faire part de ma désolation envers le PQ sur le dossier des gaz de schiste. Comme disent les Australiens (l’un des propriétaires de nos terres): «le chat est sorti du sac» aujourd’hui, grâce un article de La Presse.
J’habite Belœil et depuis le début de cette «crise» sur les gaz de schiste, je vous trouve très, mais très silencieux. Comme votre parti d’ailleurs.[ La suite ]
- Guy-A Lepage a donné complaisamment le micro à Nathalie Normandeau pour
vendre sa salade avec des oeillades charmeuses aux caméras de Radio-Canada. Êtes-vous tombés sous le charme de la vice-première ministre ?
Et Jean-François Lisée, Martin Patriquin ? Bien piètres journalistes ces messieurs envoutés par la madame… Qui mange dans la main de…
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- Lettre à la mairesse de Belœil
Madame la mairesse de Beloeil,
Je vous écris aujourd’hui puisque les astres ne semblent pas s’aligner pour que nous nous rencontrions alors que je vous ai fait parvenir deux invitations : d’abord, une invitation à visiter le site web, Le souffle court, mis en ligne pour appuyer l’action du « Groupe Mobilisation gaz de schiste Mont-Saint-Hilaire – Belœil »; ensuite, une invitation à participer à une assemblée d’information qui s’est tenue à Mont-Saint-Hilaire le lundi 20 septembre où plusieurs maires et conseillers de la région ont exprimé clairement leur appui à l’action de résistance à l’extraction du gaz de schiste devant environ 500 personnes.
J’ai finalement raté une belle occasion de vous rencontrer au lancement de la politique culturelle de Belœil vendredi dernier. Cette fois-ci, la faute m’incombe. Les astres décidément ne nous favorisent pas ! J’étais pourtant une des personnes consultées sur ce projet. J’étais le soir même au récital de poésie à la Maison Villebon. Mais vous n’y étiez pas.
Comme il semble que nos routes ne se croiseront pas de sitôt, je vous écris pour vous demander de déclarer publiquement votre appui à la lutte que plusieurs de vos commettants soutiennent contre cette aventure risquée du gouvernement actuel : donner notre sous-sol gazier aux pétrolières sans étude valable d’impact sur la santé, l’eau, l’air et nos infrastructures municipales. Une quarantaine de citoyens de Belœil se sont inscrits sur la liste du Groupe de mobilisation. Certains occupent d’ailleurs des postes-clés dans notre communauté.
Je voulais vous rappeler enfin que contrairement à l’opinion répandue que la loi des Mines du Québec enlève toute marge de manoeuvre aux municipalités sur la présence des pétrolières sur nos terres, il a été clairement exprimé à Maisonneuve en direct à Saint-Hyacinthe lundi 27 septembre 2010 devant des maires et le président de l’Association gazière et pétrolière du Québec par la bouche de monsieur Jacques Perron, consultant pour les gazières que les municipalités peuvent refuser la présence des foreurs sur leur territoire. À la 38e minute de l’émission, le consultant Perron affirme que si une municipalité refuse d’accorder un certificat de conformité et un appui formel à l’extraction du gaz, la compagnie n’ira pas plus loin dans ses démarches. Elle ne se prévaudra pas de la loi des Mines pour contrer l’article 2.46 de la loi sur l’Urbanisme. Je vous invite à écouter cette partie de l’émission à Radio-Canada.
Il me semble donc que, en toute logique, vous devriez adopter une résolution pour refuser l’exploration du gaz de schiste autour de la ville et… sous la ville par des puits horizontaux et ne pas fournir un accès à l’eau ni à l’équipement de traitement des eaux polluées de fracturation des puits.
Vous excuserez, madame la Mairesse, une si longue missive d’un citoyen qui n’a pas encore eu la chance de vous saluer personnellement. Qui sait ? peut-être notre cause commune nous rapprochera-t-elle un jour.
Cordialement,
Georges Beaulieu
- Le temps des bouffons - L’Œil Régional – 25 septembre 2010
Opinions > Lettres des lecteurs
J’ai assisté lundi dernier, le 20 septembre 2010, à la soirée d’information sur l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste, à Mont-Saint-Hilaire, organisée par les groupes de mobilisation gaz de schiste, Mont-Saint-Hilaire, Belœil et Saint-Marc.
Tout d’abord je tiens à préciser, bien que mon expérience soit limitée, que jamais je n’ai vu autant de citoyens et de citoyennes manifester leurs craintes et leur mécontentement avec autant de vigueur et de détermination et, ce, sans aucune agressivité, mais avec le simple désir de bien faire les choses… pour une fois. C’était beau, tant pis pour ceux qui l’ont manquée.
Ensuite, bien qu’ayant déjà un penchant pour le «Non au gaz de schiste», en toute honnêteté, je dois admettre que les explications des invité(e)s qui ont pris le micro, étaient concises, claires et limpides, comme de l’eau pure (si cela existe encore!). Et j’en suis venu à la conclusion suivante: même si les tenants du non avaient tout faux, même si les tenants du oui avaient tout vrai, je continuerais à m’opposer aux gaz de schiste. Pour une raison économique. Voilà tout!
Nous exploitons encore aujourd’hui, au Québec, nos ressources naturelles comme il y a 100-150 ans: en les donnant aux exploitants, littéralement, pour une poignée de jobs (et sûrement quelques enveloppes brunes). Plus près encore: nous ne sommes jamais sortis du duplessisme. C’est à se demander si la Révolution tranquille a déjà eu lieu. En tous les cas, nous avons assurément perdu le mode d’emploi.
Quoiqu’il en soit, voilà une idée toujours aussi formidable. Une idée bel et bien à l’image du Québec. Et je me dis que le moment est peut-être choisi de la faire (ou de la refaire) cette Révolution tranquille, finalement. Tous ensemble. Hommes! Femmes!! Vieux! Jeunes! Tout le monde! Leur dire une bonne fois pour toute que le temps des bouffons* a assez duré.
Enfin, parlant de bouffons, j’aimerais dire un mot à ceux qui nous gouvernent à Québec: vous êtes tellement concentrés à faire vos petites manigances, tellement aveuglés par l’appât du gain, vous et vos amis, que vous êtes en train de nous sortir de notre confort et de notre indifférence. Grosse, grosse erreur!
Yves Gagnon
Mont-Saint-Hilaire
P.S. Non seulement pour une raison économique, mais aussi à cause de l’arrogance des exploitants. Je ne suis quand même pas aussi bête.
*Le temps des bouffons (1985): film réalisé par M. Pierre Falardeau, décédé il y a tout juste un an, le 25 septembre 2009.
- Dans Le Devoir de jeudi 23 septembre la réaction de madame Johanne Dion sur le «dialogue» façon Normandeau :
Comment peut-elle oser parler de dialogue! »
Dialoguer » dit-elle! Alors qu’une quinzaine de puits sont déjà forés au Québec depuis plusieurs années. Après avoir laissé des torchères brûler pendant une centaine de jours! Alors que toute la vallée du Saint-Laurent est toute « claimée » déjà pour des peanuts! Alors que les camions « thumper » ont déjà ébranlés des citoyens dans plusieurs villes du Québec alors que même les Maires de ces dites villes n’étaient même pas au courant!
« Dialoguer », après nous avoir fait croire que le Québec était une province aux énergies renouvelables. Après avoir fixé nos diminutions d’émissions de GES! Après avoir passé la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau en 2009 pour ensuite la donner presque aux forages profonds qui la contamineront!
« Dialoguer » alors que l’on joue avec les mots exploration et exploitation: comment faire la différence quand un gazoduc sera prêt à fonctionner pour l’exploitation dès l’an prochain?
Ce n’est pas un dialogue quand tout est déjà décidé à l’avance, quand la population est devant le fait accompli, quand le scénario est déjà tout écrit et la mise en scène est déjà montée.
Johanne Dion
Richelieu, Qc
Deux lettres de citoyens adressées au journal de Beloeil L’Oeil régional du samedi 19 septembre 2010 :

- Lettres – Gaz de schiste: il faut refuser l’inacceptable S. P. Breton dans Le Devoir- Le 26 août 2010 30 août 2010
La ministre Normandeau dit vouloir encadrer l’exploitation des gaz de schiste. Laissez-moi rire, ou plutôt, pleurer. Quelle honte que la manière avec laquelle le gouvernement Charest se lance les yeux fermés dans cette exploitation! Quel petit pays de colonisés sommes-nous! On peut lire sur le site de Radio-Canada que, «selon Vincent Perron, coordonnateur chez Talisman Energie, la concentration des produits chimiques [utilisés pour cette exploitation], « qui ne sont pas nécessairement toxiques pour l’environnement », est faible». [...]
En attendant d’autres réactions de mon voisin, pourquoi ne pas demander à bébé Isabella ce qu’elle pense de la fracturation hydraulique du gaz de schiste :
Pendant qu’on y est, pourquoi ne pas regarder GASLAND ? Voici la bande annonce qui est déjà éloquente :


l’eau qui respire, Saint-Marc-sur-Richelieu
Pourvu que le gaz ne soit pas toxique
Au plaisir, Johanne