L’absurde travail du temps
Dans la terre, il y a de l’eau, du roc, des rivières et des cavernes
Il y a le geist, le gaz, le souffle, l’esprit sauvage
Et il y a aussi le temps
Qui écrase la vie morte des feuilles et des poissons
Celui qui creuse des mers intérieures
Parfaitement inutiles, absurdes
Apparemment
©Georges Beaulieu 19 septembre 2010
Puis il y a ceux qui creusent…
Ils ne sont pas tous poètes comme ce gigantesque Paul Celan, poète de langue allemande, naturalisé français en 1955 et mort à Paris en 1970. Pas de chance que nos «creuseux» actuels fleurissent leur entreprise d’un si beau vers final que celui du poème de Paul Celan. Au mieux, ils pourraient s’en aller sans faire de bruit ni de poème…
Il y avait de la terre en eux
Paul Celan, Strette & autres poèmes, Mercure de France, 1990, p. 41

