Des failles, il y en a déjà dans le sous-sol des basses terres du Saint-Laurent.
L’inquiétude de Marc Durand : Quand il y aura plusieurs centaines de puits à travers la formation rocheuse et la fracturation hydraulique, répétée plusieurs fois à chaque puits, quelle assurance avons-nous que le méthane, les eaux salines et les eaux chimiques de fracturation ne remonteront pas vers la surface, contaminant l’aquifère ?

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L’exploration ou l’exploitation ? Une confusion savamment entretenue qu’il faut clarifier selon Marc Durand.


M. Durand,
Vous semblez assoifé d’attention, mais sachez que quand on ne sait pas on se tait. Vous êtes un spécialiste du béton pas de l’exploitation gazière. Premierement selon les lois une compagnie n’étant pas établie (bureau) et n’exploitant pas déjà au Québec ne peut avoir de crédit pour l’exploration. Deuxièment les puits d’exploration sont bien des puits d’EXPLORATION car beaucoup d’entre eux ne produiront jamais, heureusement quand ils produisent en effet ils peuvent être branchés et être exploités. Aussi au niveau de l’accumulation de gaz sous le chapeau de béton il y a très peu de gaz qui va continuer à s’échapper puisqu’il aura été exploité, ce gaz est libéré suite à la fracturation de la roche, n’ayant plus de fracturation puisque le puits est abandonné il n’y aura que de très faible niveau. Si un peu de gaz s’échappe toujours on peut remédier à ceci par une valve reliée à un tuyau au centre du ciment vérifiée régulièrement et qui relâchera la pression périodiquement. On ne parle pas ici de nappe de gaz mais bien de petite bulles microscopiques encapsulées dans les interstices des minéraux composant les shales (et non les schistes) et donc se libérant très lentement. Comme vous l’avez montré précédemment sur un schéma ce même gaz s’échappe naturellement le long des failles, …mais sur votre croquis il y manque de petites flèches bleues allant dans l’eau de la nappe. Les puits sont à double paroi le gaz remontant au centre et non le long de la roche doit-on penser qu’un puits pollue moins qu’une faille non tout simplement parce que suivant un procédé très naturel ce gaz va suivre une loi physique naturelle et suivre le chemin offrant le moins de résistance et donc l’eau puis l’air c,est-à-dire l’espace ouvert créé par la faille ou par le puits et ne séjourner que très brièvement dans l’eau.
Jean Bédard